Pédaler au gré du changement

02 septembre 2015

À l'occasion de la campagne « À quoi ressemble votre retraite? », Cam nous a envoyé cette photo prise lors de sa randonnée à vélo en Afrique. Consultez la page suivante pour savoir à quoi s'occupent d'autres retraités.

Pendant ses 23 années d'enseignement au secondaire, Cam Kilgour s'est rendu à vélo au travail, au centre-ville de Toronto, presque chaque jour. (Il a fait de même à Melbourne, en Australie, durant chacun de ses deux séjours d'une année dans le cadre d'un programme d'échanges d'enseignants.) Pour célébrer son départ à la retraite en 2013, il a décidé de partir en Afrique pendant quatre mois pour faire une randonnée à vélo de 12 000 km.

Cam est né et a grandi dans le centre-ville de Toronto. Il travaillait dans le domaine du droit de l'immigration lorsqu'il est tombé sur une offre d'emploi pour un poste d'enseignant d'une durée de deux ans au Bhoutan. Cam a saisi cette occasion, qui a fait naître en lui une passion pour l'enseignement.

Lorsque Cam est rentré à Toronto, il a enseigné à Scarborough pendant 10 ans, puis a été muté au Riverdale Collegiate Institute, situé dans l'est de Toronto. Cam trouvait très avantageux de travailler près de chez lui. En effet, cela lui permettait d'intégrer un trajet à pied ou à vélo à sa routine quotidienne et, ainsi, de demeurer en forme, d'évacuer le stress et d'éviter les embouteillages qui caractérisent la ville.

Un ami de Cam travaille pour Tour d'Afrique, une entreprise qui organise des randonnées à vélo à l'étranger. Il a fait germer dans l'esprit de Cam l'idée de s'inscrire à l'un de ces voyages. Cam a rassemblé son courage et a décidé de s'offrir une randonnée à vélo en Afrique comme cadeau de retraite.

Le voyage commence normalement au Caire, mais, en 2014, étant donné l'instabilité qui régnait en Égypte, les organisateurs ont décidé de partir de Khartoum, au Soudan. De là, le groupe a pédalé à travers des centres urbains et des villes rurales du Soudan, de l'Éthiopie, du Kenya, de la Tanzanie, du Malawi, de la Zambie, du Botswana et de la Namibie, pour enfin terminer son aventure au Cap, en Afrique du Sud. Les voyageurs ont entamé leur périple le 10 janvier et, en pédalant en moyenne six heures par jour, ont atteint leur destination le 10 mai.

« D'après ce que j'ai pu observer, la situation en Afrique est beaucoup plus encourageante que ce que racontent les médias, déclare Cam. Dans les articles portant sur les pays que nous avons traversés, on insiste souvent sur les aspects négatifs. J'ai été surpris de constater qu'il y a beaucoup d'espoir en Afrique. On y trouve une énergie créative puissante et beaucoup d'éléments positifs. »

Le fait de passer six heures par jour sur son vélo et de visiter d'innombrables collectivités a permis à Cam de voir sa propre vie d'un œil nouveau. « Nous vivons dans un monde de plus en plus complexe où la technologie gouverne nos journées, continue-t-il. En traversant des collectivités rurales et en voyant la façon dont les gens y vivent, je me suis rendu compte qu'il était possible d'avoir une vie heureuse sans posséder un tas de gadgets. »

Maintenant qu'il est officiellement à la retraite de l'enseignement, Cam considère cette phase de sa vie comme une occasion d'apporter une autre contribution à la collectivité. « Nous sommes très chanceux de pouvoir toucher cette rente qui nous donne la liberté et l'autonomie nécessaires pour gérer notre vie après la retraite. »

« Soyez actif dans votre collectivité et prenez bien soin de votre santé physique. Reposez-vous bien. Aidez les autres autant que vous le pouvez. Lorsqu'une personne s'investit dans sa collectivité, tout le monde en ressort gagnant. »