Votre conjoint et les prestations de survivant avant la retraite

25 juillet 2013

Voici la première partie d'une série d'articles en trois parties (voir les parties 2 et 3) dressant le portrait de bénéficiaires de prestations de survivant avant la retraite, explorant des scénarios basés sur des situations que nous constatons.

Tim, 42 ans, enseignait depuis 18 ans. Sur le chemin de l'école, un conducteur a brûlé un feu rouge et heurté son véhicule de plein fouet. Tim n'a pas survécu à la collision.

Amanda, adjointe judiciaire à temps plein, est maintenant seule pour élever ses enfants. Avec le décès, elle doit s'occuper de plusieurs choses à faire et elle s'y met. Entre autres choses, elle doit appeler le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, auquel participait Tim, pour l'informer du décès de Tim.

Quand elle appelle, elle est accueillie par un spécialiste des rentes plein de compassion. Conscient qu'elle lutte pour ne pas éclater en sanglots, le spécialiste des rentes lui explique patiemment les options dont elle dispose. Comme elle et Tim étaient mariés, elle a automatiquement droit aux prestations de survivant prévues par le régime de retraite.  

Le spécialiste des rentes explique à Amanda que deux options s'offrent à elle : toucher une somme globale correspondant à la valeur actualisée des droits à retraite de Tim ou percevoir une rente de conjoint survivant, également calculée d'après la valeur actualisée, pour le reste de sa vie. Elle pourra également differer le début de service de sa rente jusqu'à ce qu'elle soit un plus âgé.

Sa prestation de survivant se chiffre à environ 300 000 $ (avant retenue d'impôt). Si Amanda choisit le paiement forfaitaire au comptant, un montant correspondant à 30 % de la prestation sera retenu à la source. Une rente de survivant payable à vie permettrait à Amanda de recevoir une rente annuelle de 11 000 $ si elle la choisit immédiatement. Si elle diffère le début de service de la rente jusqu'à l'âge de 55 ans, la rente annuelle serait de 18 000 $. À l'âge de 65 ans, la rente annuelle serait de 29 000 $.

Si elle choisit le versement d'une somme globale, elle peut la transférer dans ses REER, sans égard à ses droits de cotisation. Si elle choisit la rente de conjoint survivant, elle touchera une rente mensuelle immédiatement, et pour le reste de sa vie.

Amanda est confuse. Avec tout ce dont elle a dû s'occuper, prendre une décision qui aura une incidence sur leur vie pendant plusieurs années, elle et sa famille, lui semble une tâche impossible.

Le spécialiste des rentes insiste sur le fait qu'Amanda devrait consulter un conseiller financier qualifié avant de prendre sa décision. Elle doit considérer plusieurs facteurs, notamment sa situation financière générale et sa santé : si elle est malade et que son espérance de vie en est raccourcie, la somme globale pourrait être la meilleure option. Mais si elle est en bonne santé, et comme elle a deux jeunes enfants, la rente pourrait convenir à ses besoins et l'aider à gérer ses frais journaliers au fil des années. Et si quelque chose devait lui arriver pendant que ses enfants sont encore à sa charge, la rente pourrait leur être transmise. Le spécialiste des rentes prépare un jeu de documents présentant des calculs correspondant à chaque option dont Amanda devrait discuter avec son conseiller en planification financière.

Pour finir, le spécialiste des rentes fait valoir à Amanda qu'il n'est pas nécessaire qu'elle prenne cette décision tout de suite, car elle dispose d'un délai allant jusqu'à un an à compter de la date du décès de Tim pour prendre sa décision. Si, après ce délai, elle n'a pas pris de décision, la rente de conjoint survivant lui sera versée sa vie durant.

Amanda raccroche. Une fois qu'elle aura reçu les calculs, elle les présentera à son conseiller financier, qui pourra l'aider à examiner ses prestations de survivant à la lumière de sa situation financière générale.