Hypothèses

Diverses hypothèses sont utilisées dans l'évaluation actuarielle pour estimer la valeur du passif futur du régime et des cotisations. Des hypothèses fondées sur un jugement professionnel sont faites relativement à l'inflation future, aux augmentations salariales, à l'âge du départ à la retraite, à l'espérance de vie et à d'autres variables.

L’une des hypothèses les plus importantes est celle du taux d’actualisation, lequel joue un rôle crucial lorsqu’il s’agit de déterminer si régime a un actif suffisant pour s’acquitter de ses obligations financières futures. Le taux d’actualisation sert à calculer la valeur actuelle des prestations de retraite futures que le régime s’attend à verser aux participants ainsi que les cotisations qu’il prévoit recevoir. Le passif du régime est sensible aux changements du taux d’actualisation, étant donné qu’un taux plus bas entraînerait une augmentation du passif. Le taux d’actualisation est dérivé du taux de rendement des placements prévu et tient compte des frais de fonctionnement du régime et des provisions liées à sa maturité de même que des événements défavorables majeurs, tels que la crise financière de 2008 et l’effet de volatilité que produit la pandémie de COVID-19 sur les marchés.

Le RREO fait face à d’importantes difficultés dans un contexte géopolitique et de placements incertain et imprévisible. On a également observé une baisse soutenue des taux d’intérêt à long terme, ce qui laisse présager que les taux demeureront plus faibles plus longtemps. À la lumière de ces facteurs, le conseil a décidé de réduire le taux d’actualisation réel, le faisant passer de 2,6 % à 2,45 %. Il s’agit d’une décision prudente, surtout compte tenu du vieillissement des participants au régime.

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