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Comment les placements dans des sociétés fermées s’adaptent pour créer de la valeur

Dale Burgess, premier directeur général, Actions, explique pourquoi la création de valeur, en mettant l’accent sur les secteurs où on a un avantage et sur les liquidations effectuées au bon moment, définit la prochaine ère des placements dans des sociétés fermées.

Aperçu

 

  • Les placements dans des sociétés fermées demeurent un facteur clé des rendements à long terme ajustés au risque dans le portefeuille, même si les sources de ces rendements évoluent.
  • Les rendements dépendent de plus en plus des améliorations opérationnelles.
  • L’orientation sectorielle est passée de six à trois secteurs : les services financiers, la technologie et les services.
  • Le RREO investit activement dans les titres de sociétés fermées depuis plus de 30 ans, ce qui lui a permis de générer un rendement de 16 % depuis qu’il a commencé à investir dans cette catégorie d’actifs.

Dale Burgess

Premier Directeur Général, Actions

Les investisseurs à long terme doivent s’adapter à mesure que le secteur des titres de sociétés fermées subit des changements importants. Dale Burgess, premier directeur général, Actions, RREO, et David Nowak, président du groupe de placements dans des sociétés fermées de Brookfield, se sont récemment joints à Christopher Witkowsky sur Spotlight : un balado du groupe PEI pour discuter de la façon dont les investisseurs dans les titres de sociétés fermées se positionnent pour assurer leur réussite à long terme. Visionnez l’entretien complet et lisez les faits saillants de la discussion ci-dessous.

Dale Burgess fait part du point de vue du RREO sur les placements dans des sociétés fermées au sein d’un marché en évolution lors de son récent balado du groupe PEI avec David Nowak de Brookfield, animé par Chris Witosky de Private Equity News.

 

Parlez-nous de votre parcours et de la façon dont le RREO aborde la question des placements dans des sociétés fermées?

Dale Burgess (DB) : Je travaille au sein du RREO depuis près de 30 ans. Bien que je sois relativement nouveau dans le domaine des placements dans des sociétés fermées, ayant rejoint l’équipe l’an dernier, je connais bien les placements privés. J’investis dans les marchés privés, en particulier dans les infrastructures et les ressources naturelles, depuis de nombreuses années.

Nous investissons dans les titres de sociétés fermées pour une seule raison : obtenir des rendements supérieurs à ceux que vous pourriez obtenir sur les marchés publics. C’est toujours le rôle que nous attendons de la part des placements dans des sociétés fermées au sein de notre portefeuille.

Ce qui différencie l’équipe du RREO, c’est qu’elle attire un type différent de professionnel des placements. C’est le personnel et la mission de l’organisation qui unissent le plus les gens au sein du RREO.

Les placements dans des sociétés fermées ont un rôle à jouer, tout comme d’autres catégories d’actifs. En fin de compte, il s’agit d’un travail d’équipe du point de vue institutionnel. Nous sommes présents sur le marché et représentons les enseignantes et les enseignants dans un certain nombre d’actifs de sociétés fermées, compte tenu de la nature de notre passif. Au bout du compte, nous ciblons un rendement de 7 % comme caisse, et c’est ce qui oriente tout ce que nous faisons.

« Au sein du RREO, nous investissons dans des sociétés fermées depuis 30 ans. Nous espérons poursuivre dans cette voie pendant encore 30 ans. Nous sommes prêts à faire des affaires. »

En quoi le marché a-t-il changé en ce qui concerne les placements dans des sociétés fermées?

DB: Nous détenons cette catégorie d’actifs depuis longtemps. Nous avons obtenu un rendement de 16 % depuis que nous avons commencé à investir dans des titres de sociétés fermées. Pour ce qui est de l’avenir, l’âge d’or de cette catégorie d’actifs, avec certains des effets positifs dont elle bénéficiait auparavant, est toutefois révolu. Nous constatons maintenant que les gens modèrent leurs attentes quant au rendement excédentaire auquel ils peuvent s’attendre à l’avenir. La façon dont ces rendements ont été générés par le passé ne sera pas la même à l’avenir.

À l’heure actuelle, l’un des leviers les plus importants est le travail effectué pour améliorer les activités sous-jacentes d’une société de portefeuille. Un élément étroitement lié à cela est de s’assurer d’avoir la bonne équipe et les bonnes capacités au sein de cette équipe pour travailler en étroite collaboration avec l’entreprise afin de stimuler la croissance et la valeur.

Comment le RREO réagit-il à ce changement?

DB: Au RREO, si je pouvais décrire notre approche à l’égard des placements dans des sociétés fermées en un mot, ce serait la concentration. Nous nous concentrons sur la création d’autant de valeur que possible à partir de notre portefeuille actuel. Nous nous concentrons sur les liquidations. Et nous passons du temps à réfléchir à ce à quoi nous voulons que notre portefeuille ressemble en nous concentrant sur les secteurs dans lesquels nous pensons avoir un avantage.

Nous croyons que les secteurs dans lesquels notre équipe a un avantage et dans lesquels nous pouvons procurer des rendements excédentaires, ce sont les services financiers, la technologie et les services.

Comment abordez-vous les liquidations?

DB: Nous consacrons actuellement beaucoup de temps aux liquidations et nous veillons à ce que chaque fois que nous ajoutons un actif sur le marché, nous ayons une conversation avec tous les membres de l’équipe sur la façon dont il pourrait être perçu sur le marché.

On entend encore beaucoup parler des liquidations sur le marché en ce moment, car les évaluations n’ont pas encore entièrement réinitialisées en fonction de ce que le marché fera. Il y a un coût de renonciation lié au fait de ne pas vendre un actif et de le laisser dans son portefeuille. En ce moment, nous essayons de trouver un équilibre. Lorsque nous cherchons à vendre, nous voulons recycler ce capital vers des occasions où nous nous attendons à des rendements plus élevés.

Voyez-vous le secteur des titres de sociétés fermées perdre du terrain?

DB: Je ne crois pas que ce secteur perdra du terrain en termes de dollars absolus. Je crois qu’il y aura une consolidation de ceux qui connaissent le plus de succès et qui mènent naturellement la course. Je vois simplement davantage une consolidation et davantage une survie du plus fort.

« Il ne manque pas d’enseignantes et d’enseignants pour vous rappeler pour qui vous investissez des fonds. »