L'offre et la demande

24 octobre 2013

Quand Susan Caschera, 24 ans, de Woodbridge en Ontario, a obtenu son diplôme d'un établissement de formation en enseignement l'an dernier, elle savait qu'il lui faudrait probablement un certain temps pour trouver un poste à temps plein.

Susan a fait du bénévolat auprès de l'organisme Guides du Canada, de son église locale et dans des écoles. « L'enseignement est ma passion. Travailler avec des enfants à quelque titre que ce soit m'a permis de rester dans un contexte d'enseignement et m'a aidée à mettre en pratique quelques-unes des compétences que j'avais acquises durant mes études, déclare-t-elle.

« Il m'a fallu un an pour obtenir une entrevue auprès du conseil scolaire et pour être inscrite sur la liste des enseignants suppléants, continue-t-elle. Quand on m'a appelée, j'étais employée de bureau à temps partiel. J'étais tellement ravie que j'ai appelé toutes mes connaissances pour leur faire part de cette excellente nouvelle. »

Susan a été inscrite sur la liste des enseignants suppléants en juin dernier et a immédiatement commencé à accepter des affectations. Elle se dit chanceuse, car on l'appelle régulièrement.

Chaque soir, entre 18 h et 22 h, Susan attend l'appel provenant du système automatisé du conseil scolaire lui disant où elle est affectée le jour suivant. Quand on ne l'appelle pas le soir, elle se dit qu'il y a de fortes chances qu'on l'appelle entre 6 h et 9 h le matin suivant.

« Quand on m'appelle pour me rendre à une nouvelle école, j'ai de la difficulté à dormir la nuit qui précède. Comment les enfants seront-ils? Est-ce que je serai capable de m'y retrouver? À quoi devrais-je m'attendre? »

Une fois arrivée sur place et que la cloche sonne, elle se calme et trouve son rythme. Elle considère son exposition à un large éventail d'écoles du Grand Toronto comme une expérience d'apprentissage en soi. Alors qu'elle peaufine ses compétences en enseignement et établit des liens dans le territoire couvert par le conseil, un élément de la suppléance l'a déstabilisée.

« J'ai été plutôt surprise quand j'ai constaté la retenue pour mes droits à retraite sur mon premier chèque de paie. Je n'avais jamais imaginé que sans contrat à un poste à temps plein, je verserais des cotisations au régime de retraite, admet-elle.

« Mais je sais que chaque petit effort compte. Mieux vaut commencer maintenant à économiser pour mon avenir que de remettre cela à plus tard. »

Chaque petit effort compte

Susan a raison de penser que chaque petit effort compte. Chaque jour que travaille un enseignant suppléant est pris en compte aux fins d'une rente de retraite. Et il ne faut pas longtemps pour que les services décomptés au titre du régime commencent à s'accumuler.

L'an dernier, 15 % des participants qui ont adhéré au Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario étaient âgés de 24 ans. Ils ont travaillé en moyenne 50 jours pendant l'année scolaire. Même en n'ayant travaillé qu'environ un quart de l'année scolaire, ces participants auront acquis une rente d'une valeur équivalant à 1 600 $.