22 octobre 2013

TORONTO – Les Canadiens qui participent à un régime de retraite à prestations définies sont beaucoup moins susceptibles que d'autres retraités de toucher le Supplément de revenu garanti (SRG), révèle une étude sur l'incidence économique des régimes de retraite à prestations définies.

L'étude, réalisée par The Boston Consulting Group (BCG), confirme que 10 à 15 % des bénéficiaires de prestations définies reçoivent le SRG, comparativement à 45 à 50 % des autres retraités canadiens. On estime que les régimes à prestations définies diminuent d'environ deux à trois milliards de dollars les paiements annuels au titre du SRG – une prestation supplémentaire de l'État offerte aux aînés à faibles revenus. L'étude indique en outre que les bénéficiaires de prestations définies contribuent 14 à 16 milliards de dollars chaque année aux coffres des gouvernements au Canada sous forme d'impôts sur le revenu, de taxes de vente et d'impôts fonciers.

L'étude a été commandée par un groupe des plus importants régimes de retraite à prestations définies au Canada : le Healthcare of Ontario Pension Plan (HOOPP), le Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario (OMERS), la Fiducie du régime de retraite du SEFPO (OPTrust) et le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (RREO).

Les régimes de retraite à prestations définies sont des mécanismes d'épargne-retraite en vertu desquels le répondant du régime, généralement une grande entreprise, s'engage à verser des prestations mensuelles définies et prévisibles qui sont calculées en fonction des revenus de l'employé, de ses années de service et de son âge. Le participant et l'employeur cotisent tous deux au régime, et la vaste majorité des rentes versées proviennent du rendement des investissements sur ces contributions. Une analyse réalisée par les quatre régimes ayant commandé l'étude a révélé que près de 80 cents de chaque dollar de rente provient du rendement des investissements, ce qui témoigne des solides politiques de financement et des pratiques d'investissement « les meilleures de leur catégorie » des caisses de retraite.

Conclusions de l'analyse de BCG :

  • Pendant les années de référence (2011 et 2012), les bénéficiaires de prestations définies ont dépensé 56 à 63 milliards de dollars chaque année sur des biens durables et non durables;
  • Ils ont payé des taxes estimées à 14 à 16 milliards de dollars par année : soit sept à neuf milliards de dollars en impôts sur le revenu, quatre milliards en taxes de vente et trois milliards en impôts fonciers;
  • Les régimes à prestations définies ont eu la plus forte incidence sur les petites municipalités, représentant en moyenne 9 % des revenus totaux dans ces collectivités, comparativement à 6 % dans les grandes régions métropolitaines;
  • L'impact des régimes à prestations définies a été particulièrement important en Ontario, se traduisant par des dépenses de 27 milliards de dollars sur des biens non durables et durables, le logement, les loisirs et les services, et générant six milliards de dollars en taxes.

« Les deux avantages les plus importants que les régimes à prestations définies offrent aux participants sont la possibilité de mettre en commun les risques de longévité et de l'exposition de l'actif. Un régime à prestations définies permet aux participants d'épargner selon un taux collectif qui tient compte de l'espérance de vie moyenne ou de la distribution au sein du groupe. C'est la même chose pour l'exposition de l'actif : les régimes à prestations définies peuvent habituellement maintenir une répartition de l'actif qui reflète le groupe plutôt qu'un individu particulier. Ces deux caractéristiques offrent de la stabilité aux participants, leur permettant de maintenir un niveau de vie constant tout au long de leur vie », a dit Michael Block, directeur principal et chef de projet chez BCG.

Une analyse distincte réalisée par BCG et publiée en juin révélait que les dix plus grands régimes de retraite du secteur public au Canada – qui comprennent les régimes de retraite à prestations définies compris dans cette nouvelle analyse – offrent aux Canadiens l'un des plus solides systèmes de revenu de retraite dans le monde tout en contribuant considérablement à la prospérité nationale.

Voici quelques conclusions clés de l'étude publiée en juin :

  • En 2011, ces régimes de retraite ont perçu plus de 70 milliards de dollars en cotisations et ont versé aux Canadiens, la même année, des prestations de retraite totalisant 74 milliards de dollars, soit 49 % de toutes les prestations de retraite autres que les prestations de Sécurité de la vieillesse, et ont investi environ 35 pour cent – ou 714 milliards de dollars – de l'actif de retraite total du Canada.
  • Les dix plus grands régimes de retraite ont fait des placements de l'ordre de 400 milliards de dollars au Canada, dont 100 milliards dans les biens immobiliers, les infrastructures et les titres de sociétés fermées;
  • Ils comprennent quatre des 20 plus grandes sociétés d'investissements dans le secteur de l'immobilier commercial et quatre des 20 plus grandes sociétés d'investissements dans les infrastructures dans le monde;
  • Ils emploient directement 5 000 professionnels dans le secteur financier canadien et 5 000 employés dans leurs filiales immobilières.

Commentaires des chefs de direction

Bill Hatanaka, président et chef de la direction, OPTrust : « Les participants des régimes à prestations définies ont l'esprit plus tranquille à la retraite puisqu'ils peuvent compter sur un revenu mensuel stable qui est calculé en fonction du nombre d'années pendant lesquelles ils ont cotisé à leur régime; ils sont donc plus à l'aise de dépenser les sommes qu'ils touchent et contribuent ainsi positivement à l'économie canadienne. En plus de dépenser jusqu'à 63 milliards de dollars par année sur des biens et des services et sur les taxes de vente et les impôts fonciers connexes, ils versent de sept à neuf milliards de dollars en impôts sur le revenu chaque année. »

Jim Keohane, président et chef de la direction, HOOPP : « La plupart des gens ne savent pas que jusqu'à 80 pour cent des fonds utilisés pour payer les prestations définies proviennent du rendement des investissements du régime. Les Canadiens devraient réfléchir à la manière que l'on pourrait reproduire ce succès pour ceux qui n'ont pas un régime de retraite d'employeur adéquat, ou dans bien des cas, qui n'en ont pas du tout. »

Jim Leech, président et chef de la direction, Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario : « Les retraités qui touchent des prestations définies sont beaucoup moins susceptibles de se fier aux programmes d'aide sociale de l'État à la retraite, dégageant ainsi des fonds pour d'autres priorités ou programmes gouvernementaux. Leur indépendance financière est le résultat direct des rentes obtenues grâce à l'expertise en gestion de l'actif dont bénéficient nos régimes de retraite à prestations définies. »

Michael Nobrega, président et chef de la direction, OMERS : « Nous devons changer la conversation. Nous devons éviter que l'« envie de la retraite » définisse le débat sur la réforme de notre système de pensions. Travaillons ensemble pour réparer ce qui est réellement brisé – l'absence d'épargne-retraite adéquate chez la majorité des Canadiens. »

Au sujet de l'analyse

L'analyse a été réalisée par The Boston Consulting Group et a été commandée par un groupe des plus grands régimes de retraite à prestations définies au Canada, y compris le Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario (OMERS), le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (RREO), le Healthcare of Ontario Pension Plan (HOOPP) et la Fiducie du régime de retraite du SEFPO (OPTrust).

Avertissement : L'information contenue dans ce document provient d'une étude menée par The Boston Consulting Group (BCG) et demandé par le Healthcare of Ontario Pension Plan (HOOPP), le Régime de retraite des employés municipaux de l'Ontario (OMERS), la Fiducie de retraite SEFPO (OPTrust) et le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (RREO). Les éléments de l'étude extraits et mentionnés par les demandeurs sont fournis aux fins de discussion seulement et on ne doit pas d'y fier en tant que document autonome. Les données et l'analyse contenues dans l'étude ont été analysées par des tiers autres que BCG. BCG n'a pas vérifié indépendamment cette analyse additionnelle et n'en assume aucune responsabilité.

Personne-ressource :

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Cabinet de relations publiques NATIONAL – Toronto
sdesroches@national.ca
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Cabinet de relations publiques NATIONAL – Montréal
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