En quoi un enseignant retraité de 108 ans peut-il influencer notre stratégie de placement?

06 juin 2012

Une économie stagnante avec des taux d'intérêt qui fléchissent pose certes un problème, mais la maturité du régime complique bien davantage le travail des gestionnaires de portefeuille.

Le RREO est un régime de retraite qui évolue vers la maturité. En plus des prestations qui sont supérieures aux cotisations, la longévité des enseignants retraités augmente beaucoup et le nombre de participants actifs diminue par rapport au nombre croissant de retraités. L'an dernier, le régime comptait 102 retraités ayant plus de 100 ans. Étant donné qu'un enseignant type travaille pendant 26 ans, cela signifie que les partici pants passent de plus en plus de temps à la retraite qu'en tant que participants actifs du régime. De plus, en 1970, on comptait 10 participants actifs pour chaque retraité. En 2011, ce ratio est passé à 1,5:1.

Ratio participants actifs/retraités

Une économie stagnante avec des taux d'intérêt qui fléchissent pose certes un problème, mais la maturité du régime complique bien davantage le travail des gestionnaires de portefeuille.

« Notre tolérance au risque a diminué, affirme Rosemarie McClean, vice-présidente principale, Services aux participants. Nous avons maintenant moins de participants actifs pour soutenir, avec les augmentations de cotisations seulement, le fardeau d'une chute du marché. »

Bien que les actions aient historiquement obtenu des rendements supérieurs, elles présentent aussi un plus grand risque de pertes. En 1996, la composition de l'actif du RREO comportait 76 % d'actions. Aujourd'hui, en raison de notre plus faible tolérance au risque, les actions comptent pour moins de la moitié de la composition de l'actif, soit 44 %.

« C'est justement au moment où nous avons le plus besoin de rendements supérieurs que notre tolérance au risque est affaiblie par la réalité démographique, ce qui signifie que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre plus de risques pour corriger le déficit de capitalisation », explique Neil Petroff, vice-président directeur, Placements.