Pourquoi le régime prévoit-il une nouvelle insuffisance de capitalisation?

15 mai 2012

La plupart des participants savent que l'augmentation de l'espérance de vie est un des principaux facteurs qui font grimper le coût des rentes. Le profil démographique pèse lourdement sur l'état de capitalisation du régime, mais deux autres facteurs contribuent à l'insuffisance préliminaire de 2012. Ce sont, d'une part, la faiblesse historique des taux d'intérêt et, d'autre part, l'absorp tion des pertes de placement depuis 2008.

Actif nécessaire au financement d'une rente type de 40 000 $

Taux d'intérêt réel Montant requis
1,0 % 970 000 $
1,5 % 900 000 $
2,0 % 835 000 $
3,0 % 730 000 $
4,0 % 645 000 $
5,0 % 575 000 $

Lorsque les taux d'intérêt fléchissent, le régime doit mettre plus d'argent de côté pour être en mesure de verser les rentes futures. Le niveau des taux d'intérêt n'a jamais été aussi bas depuis les années 1950 et 1960. Pour vous donner une idée de la situation, il en coûte 50 % de plus aujourd'hui pour financer une rente type qu'en 1990.

Les pertes de placement du régime, en 2008, au moment où la crise était à son plus fort, sont nivelées sur cinq ans. Le nivellement est une pratique acceptée qui permet aux gestionnaires du régime d'étaler les gains ou les pertes de placements sur quelques années. Ainsi, ils peuvent éviter de devoir apporter de fréquents rajustements aux prestations ou aux taux de cotisation.

En 2011, le RREO a absorbé 5,2 G$ des pertes de 2008 et en absorbera un autre 5,2 G$ en 2012. Cependant, ces pertes sont largement compensées par les gains de placement des dernières années. Par exemple, malgré l'instabilité des marchés, le RREO a produit, en 2011, 11,7 G$ en revenu de placement.

« Les conditions économiques et de placement ainsi que les profils démographiques ont changé radicalement depuis 1990. Le problème est principalement de nature systémique, il ne s'agit donc pas d'une anomalie isolée. Nous connaissons des insuffisances de capitalisation depuis dix ans », affirme Jim Leech, président et chef de la direction du RREO.

« Nous sommes déterminés à travailler de concert avec le gouvernement de l'Ontario et la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'Ontario pour trouver des solutions justes et équitables qui seront appliquées au fil des années et pour prendre des décisions éclairées dans l'intérêt de nos participants. L'augmentation de la longévité est une bonne chose, mais nous devons maintenant nous adapter à cette nouvelle réalité. Un changement de cap aujourd'hui influencera grandement l'avenir », ajoute-t-il.

« Ce régime évoluera, car compte tenu des circonstances, tous les régimes doivent évoluer. À l'avenir, le RREO pourra être quelque peu différent, mais les enseignants de l'Ontario pourront continuer à compter sur leurs rentes. »